Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 02:44
     Los dioses hicieron al hombre para que él los nutra y los venere, dice el Popol Vuh*. Parece que no se olvidaron, y entre las cruces católicas, los celulares japoneses, los jeans americanos, el cerro de Pascual Abaj se llena de humo del incienso y de las voces de los “Ad-Ij” (guiadores). Sobre un piso verde de las hojas de pino, se consumen fuegos de velas, chocolates, huevos, azúcar, galletas, pan, caramelos, incienso, y los pétalos de rosas rosas y blancas que rodean al fuego se van marchitando poco a poco. En un fuego tiraron falsos billetes. Nos recordó las “coas”, rituales de Bolivia, esos fuegos de inciensos que hacìan cada primer viernes de mes para bendecir la casa y el negocio. Y como en muchas ceremonias de las distintas etnias que conocimos usan el tabaco que fuman y queman. En el murmullo continuo en lengua Quiché, el nombre de Pascual Abaj vuelve seguido, mezclado al de Jesús, y de Dios. Y la piedra venerada donde todavía se adivina el grabado de un rostro, recibe bebidas y licores, comidas, pétalos y velas. El humo blanco y negro llena el espacio, el bosque de pino, el aire, y rápidamente sube y sube, llevandoles a los dioses sus comidas.  

*El Pop Vuh es un libro sobre los origenes del pueblo Quiche, escrito en lengua Quiche en el siglo XV. 

fotos-diegoyanna.jpg



     Les dieux ont fait l’homme pour que celui-ci l’alimente, dit le Popol Vuh*. Il semblerait qu’ils n’ont pas oublié, et entre les croix catholiques, les portable japonais, les jeans américains, la colline du Pascual Abaj s’emplie de la fumée de l’encens et des voix des “ Ad-Ij” ( guides). Sur un sol vert de feuilles de pins, se consumment des feux de bougies, chocolats, oeufs, sucre, gateaux, pains, bombons, encens, et les pétales de roses roses et blancs qui entourent le feu, se fanent peu à peu. Dans un feu ils jettèrent des faux billets. Ca nous rappela les “ coas”, rituels en Bolivia, ces feux d’encens qu’ils faisaient les premiers vendredi de chaque mois pour benir la maison et le magasin. Et comme dans beaucoup de cérémonies des diferentes etnies que nous avons connues, ils utilisent le tabac qu’ils fument et brûlent. Dans le murmure continu en langue Quiche, le nom de Pascual Abaj revient souvent, mélangé à celui de Jesús et de Dieu. Et la Pierre vénérée où on devine encore la gravure d’un visage, reçoit boissons et liceurs, repas, pétales et bougies. La fumée blanche et noire remplie l’espace, le bois de pins, l’air, et rapidement monte et monte, amenant aux Dieux leur repas.

* Le Pop Vuh est un libre sur les origines du peuple Quiche, écrit en langue Quiche au XVèm siècle.
Par anna.diego - Publié dans : Guatemala
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 00:06
Je repense au dos de David1 chargé de feuilles de chate2, et le cheval, devant, pareillement chargé. Et le vert, et le frais dans la chaleur, et le dos de Diego chargé, et une petite feuille de chate femelle, que j' apercois sur le chemin de retour, je ne resiste pas, je freine et la coupe. Ces heures passées dans le monte, ou les yeux recherchent la feuille, et dans le vert et la solitude, la pensée flotte comme l' air, légère. Un singe vient à ma rencontre. Il joue, je joue. Je pense qu' il m' aiderait si je le lui demandais. Je regarde cet homme assis sur la camionnette qui nous mène à Quiche, le visage au vent, le regard rapide et curieux. Il me provoque sympathie. J' y pense. Il me rapelle le singe des forets du Peten qui m' accompagnent pendant le travail. Parfois, dans le silence, le cris d un homme. Je répond. Comme les singes et les oiseaux, nous comuniquons avec ce cris, nous nous localisons. Nous sommes plusieurs, et bien que sans nous voir, nous avancons ensemble. Ce cris combat la peur de l' invisible danger sous les troncs morts que l' on passe. Parfois une douleur surprend, l' épine d' un arbre, la piqure d' une fourmi. Je ne sais pas si la sensation de surprise ne supère pas celle de la douleur. Ma main se gonfle, ma nuque me brûle, je continue de marcher et couper, j' oubli, j' avance sans m' en rendre compte, et par un cri je me rassure, j' attend la réponse, nous sommes plusieurs, et dans l' après midi, les dos chargés et le coeur léger, nous retournons au village en chantant et en suçant des cannes à sucre. Là-bas, il y a la douceur et l' empressement des enfants, la complicité et le rire de Carla, et un atol, ou un jus, une chorreada3, quelque chose delicieux pour la bouche et le corps. Il y a aussi de l' eau, et je frotte mon corps dans la nuit tombante avec du savon pour vêtement, entre les cochons et les poussins, je frotte mon corps dans l' esperance d' arracher ces petites bêtes de ma peau, ces bêtes qui plusieurs semaines après continueraient de piquer et gonfler ma peau. Carla arrache des tiques de la peau de Diego, et son rire se fait plus fort. A la nuit tombante, la lumière orangée qui suit l orage, les forets qui nous entourent, les singes qui crient et Meyli qui pleure, Diego qui m' embrasse sur le haut d' une piramide, la lune qui n' est pas là, les mains de Carla et la tortilla, le feu, et la fumée qui me fait pleurer. Edwin nous raconte des histoires, son imagination vogue sur des mers emplies de sirènes et de trésors, des pirates et des princes aux pouvoirs magiques, Mayli s' endor dans mes bras, David compte sur ses doigts, Diego l' aide, Kevin, qui est sourd, me fait des signes, et nous conversons em silence. Et les belles feuilles vertes s' entassent dans la petite maison et l' occupe presque toute entière. Uaxactun. Un après midi Carla s' assoit et me pose des questions, pendant que nous regardons la toute petite Meyli s' endormir. Je lui raconte, je lui explique comment est faite la femme et comment se forme l' enfant dans son ventre. Elle écoute curieuse, me pose des questions sur ces “petits vers” , sur les jumeaux, me parle des milles croyances, de ce que disent les femmes ici. Toutes aimeraient savoir comment ne pas avoir tant d' enfants. Cette conversation reviendra, parfois dans la cuisine, torteando*, au milieu des nombreux enfants distraits et agités. Parfois une petite fille s approche, curieuse de voir la forme d' un uterus et d' entendre parler les femmes sur les femmes. Les voisines viennent aussi, et entre sourires et allusions nous conversons, nous rions, et les tortillas s' empilent dans le panier, toues ces tortillas chaudes que nous mangerons. A l' ombre d' un bel arbre, dans le hamac, entre les piramides et l'observatoire Maya, je mendors, et Diego dessine sur le long de mon bras un bel et grand arbre. Nous mangerons la delicieuse perdri que David a tuée sur le chemin de retour, je l'  ai regardée tout le chemin, attachée au sac de feuilles, et je l' ai trouvée trés belle, la mort lui allait bien.
 
1 Nous avons connut David dans le village de Uaxactum, qui se trouve dans le departement du Peten, Guatemala. Celui ci nous a recut dans sa maison, avec sa femme Carla, ses deux fils, Edwin et Kevin, et leur fille de deux mois, Meyli. Nous avons partage avec eux, et avec leur familles, amis, voisins, plusieurs jours.
2. La feuille de Chate est une feuille verte, qui pousse dans les forets tropicales du Peten. Personne ne sait exactement a quoi elle sert, mais elle se vent a une entreprise americaine. Le village de Uaxactum a ete cree a la base comme un campamento, pour couper le chate. Presque tous les habitants du village vivent de “chatear”. Il y a tríos type de feuille: la normale, la super ( qui est plus grande) , et la femelle ( qui a une forme diferente.). Toutes se vendent a differents prix. Pour chatear, il faut s eloigner du village, marcher plusieurs heures dans la foret, puis s emettre a couper, reconnaitre la feuille, couper seulement les bonnes, et les entasser dans le sac. Nous avons gagne quelques sous en “ chateant”.
 3. L atoll est une boisson faite de farine de ble tostee, melangee avec de leau chaude, du lait et du sucre.
    La chorreada est faite a partir de banane, de farine, de lait et de sucre, frite comme une crepe a la poall.
 *Acte de faire la tortilla.
  

pagina-art.jpg

Vuelvo a pensar en la espalda de David1 cargada de hojas de chate2, y el caballo, adelante, igualmente cargado. Y el verde, y el fresco en el calor, y la espalda de Diego cargada, y una pequeña hoja de chate hembra, que percibo sobre el camino de vuelta, no resisto, freno y la corto. Esas horas pasadas en la montaña, donde los ojos buscan las hojas, y en el verde y la soledad, el pensamiento flota como el aire, liviano. Un mono viene a mi encuentro. Él juega, yo juego. Pienso que me ayudaría si le pediría. Miro a este hombre sentado sobre la camioneta que nos lleva al Quiché, el rostro en el viento, la mirada rápida y curiosa. Me provoca simpatía. Lo pienso. Me hace recordar a los monos de los bosques del Petén que me acompañan durante el trabajo. A veces, en el silencio, el grito de un hombre. Le contesto. Como los monos y los pájaros, nos comunicamos con ese grito, nos localizamos. Somos varios, y aunque sin vernos, avanzamos juntos. El grito combate el miedo del invisible peligro bajo los troncos muertos que pasamos. A veces un dolor, hasta ahí desconocido, sorprende, la espina de un árbol, la picadura de una hormiga. No sé si la sensación de sorpresa no supera la de dolor. Mi mano se hincha, mi nuca me quema, sigo caminando y cortando, olvido, avanzo sin darme cuenta, y por un grito me aseguro, espero la respuesta, somos varios. Y en la tarde, las espaldas cargadas y el corazón liviano, retornamos al pueblo cantando y chupando cañas de azúcar. Allá, está la dulzura y la diligencia de los niños, la complicidad y la sonrisa de Carla, y un atól, o un jugo, una chorreada3, algo delicioso para la boca y el cuerpo. También hay agua, y froto mi cuerpo en el atardecer con jabón para ropa, entre los chanchos y los pollitos, froto mi cuerpo en la esperanza de arrancar esos bichitos de mi piel, esos bichos que varias semanas después seguirían picando e hinchando mi piel. Carla arranca garrapatas de la piel de Diego y su risa se hace mas fuerte. En el atardecer, la luz anaranjada que sigue la tormenta,  los bosques que nos rodean, los monos que gritan y Maily que llora, Diego que me abraza sobre el alto de una pirámide, la luna que no está, las manos de Carla y la tortilla, el fuego, y el humo que me hace llorar. Edwin nos cuenta historias, su imaginación vaga sobre mares empli de sirenas y de tesoros, de piratas y de príncipes con poderes mágicos, Maily se duerme en mis brazos, y David cuenta con los dedos, Diego lo ayuda, Kevin, que es sordo, me hace signos, y silenciosamente conversamos. Y las lindas hojas verdes se entassent en la pequeña casa y la ocupa casi toda. Uxactúm. Una tarde Carla se sienta y me hace preguntas, mientras que miramos a la muy pequeña Maily dormirse. Le cuento, le explico como está hecha la mujer y como se forma el niño en su panza. Ella escucha curiosa, me hace preguntas sobre esos “gusanitos”, sobre los gemelos, me habla de mil creencias, de lo que dicen las mujeres acá. A todas les gustaría saber como no tener tantos hijos. Esta conversación volverá, a veces en la cocina, torteando, en el medio de muchos chicos distraídos y agitados. A veces una nenita se acerca también, curiosa de ver la forma de un útero y de oír hablar a las mujeres sobre las mujeres. Las vecinas vienen también, y entre sonrisas y alusiones conversamos, nos reímos, y las tortillas se apilan en la canasta, todas esas tortillas calientes que comeremos. A la sombra de un lindo árbol, en la hamaca, entre las pirámides y el observatorio Maya, me duermo, y Diego dibuja a lo largo de mi brazo un lindo y gran árbol. Comeremos la deliciosa perdiz que David mató en el camino de vuelta, la miré, todo el camino, atada a la bolsa de hojas, y la encontré muy bella, la muerte le iba bien.
 
1.Conocimos a David en el pubelode Uaxactúm, que se encuentra en el Dpto. del Petén, Guatemala. Él nos recibió en su casa, con su mujere Carla, sus dos hijos, Edwin y Kevin, y su hija de dos meses, Maily. Compartimos con ellos y con su familia, amigos, vecinos, varios días.  
2. La hoja de Chate es un hoja verde que crece en los bósques tropicales del Petén. Nadie sabe exactamente para que sirbe, pero se vende a una empresa americana. El pueblo de Uxactúm fue fundado como un campamento para cortar el chate. Casi todos los habitantes del pueblo viven de “chatear”. Hay cuatro tipos de hojas: la normal, la super (que es más grande), y la hembra ( que tienen una forma distinta) . Todos se venden a distintos precios. Para catear, hay que alejarse del pueblo, caminar varias horas por el monte, y cortar, reconocer la hoja, cortar solo las buenas, y juntarlas en el bolso. Ganamos unos pesos “chateando”.  
3. El atoll es una bebida hecha de harina de trigo tostada, mezclada con agua caliente, leche y azucar.
La chirreada esta echa con banana, harina, leche y azucar, freida como un panqueque a la salten.
 
Par anna.diego - Publié dans : Guatemala
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 14:41

Nous avons connut Maritza pres du marche du Maraciabo, ou elle vendait des vélos pour petits. Maritza est venu de la guajira, avec ses douzes enfants, sa soeur, et ses neveux. Tout les ans, pour la grande fête des morts en Janvier, elle retourne à son désert.


   La lune est presque pleine. Un nuage passe, rapidement la voile et la dévoile. Les enfants et adultes de Chipa s’empressent autour des jumelles de Diego. Je repense aux yeux couleur desert de Maritza. Ces yeux emplis d’espace et de sable. Maritza qui me décrit la Guajira, et, pendant qu’elle parle, je voyage sur les lignes de son regard lumineux.
 Les voitures passent, les comercants crient, Maritza se tait, le sourire aux yeux, et pour moi tout se fait silence. Le silence. Ce vent de desert. Une femme attend. Son sac coloré sur la route. Nous nous regroupons dans le peu d’ ombre qu’offre une affiche propagandiste. Un mouton bêle, de loin lui répond un autre mouton, et mon mouton avance, et bêle. Le silence. Le silence sur la camionette, le bruit d’un plastique au vent, de la ferraille sur la route maltraitée, le silence de l’espace et du vent, de l’infini vert et bleu, des ânes et des nuages, des eaux éphémères, des oiseaux qui volent. Le silence des heures qui coulent sous le soleil brûlant, le temps s ‘oubli au bord d’une route où personne ne passe, sous un tissu on se protège du feu, on parle, on oubli un peu la fatigue, la faim, la chaleur, on finit par être bien. Bien dans ce désert. Gisela s’assoit prêt de moi. Elle a le visage peint, elle ne comprend pas ce voyage, elle sourit, elle parle, se tait. On se tait tous ensemble, et le vent souffle sur le goudron ardent. Maritza me dit des noms. Ses yeux lointains me repassent l’infini répétition de ces noms sur la route de sa vie. Dans la caisse d’un camion, embrassés, affrontant le vent de la vitesse, nous allons vers ces noms, nous nous éloignons du grand lac de Maracaibo et nous volons vers ces noms.




undefined



Conocimos a Maritza en Maracaibo, cerca del mercado, donde vendía bicicletas para chiquitos. Maritza vino de la guajira con sus doce hijos, su hermana y sus sobrinos. Todos los años, para la fiesta de los muertos en enero, vuelve a su desierto.

   La luna esta casi llena . Una nube pasa rápidamente, la vela y la desvela. Los niños y adultos de Chipá se apresuran alrededor de los binoculares de Diego. Vuelvo a pensar en los ojos color desierto de Maritza. Esos ojos llenos de espacio y de arena, de sol, y de tiempo. Maritza quién me describe la Guajira, y, mientras ella habla, viajo sobre las líneas de su mirada luminosa. Los autos pasan, Los comerciantes gritan, Maritza se calla, la sonrisa en los ojos, y para mi todo se hace silencio. El silencio. Ese viento de desierto. Una mujer espera. Su bolso colorado sobre la ruta. Nos agrupamos en el poco de sombra que ofrece un afiche propagandista. Una oveja bala, de lejos le contesta otra oveja, y mi oveja avanza, y bala. El silencio. El silencio sobre la camioneta, el ruido de un plástico al viento, de la chatarra sobre la ruta maltratada, el silencio del espacio y del viento, del infinito verde y azúl, de los burros y de las nubes, de las aguas efímeras, de los pájaros que vuelan. El silencio de las horas que se deslizan bajo el sol abrasador, el tiempo se olvida al borde de una ruta donde nadie pasa bajo una tela nos protegemos del fuego, hablamos, olvidamos un poco el cansancio, el hambre, el calor, se termina por estar bien. Bien en ese desierto. Gisela se sienta cerca de mí. Tiene el rostro pintado, ella no entiende ese viaje, sonríe, habla, se calla. Nos callamos todos juntos, y el viento sopla sobre el asfalto ardiente. Maritza me dice nombres. Sus ojos lejanos me repasan la infinita repetición de sus nombres sobre la ruta de su vida. En la caja de un camión, abrazados, enfrentando el viento y la velocidad, vamos hacia esos nombres, nos alejamos del gran lago de Maracaibo y volamos hacia esos nombres.
Par anna.diego - Publié dans : Colombia / Venezuela
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Quienes somos?

  • De Terre du Feu au Mexique, un parcours. De Tierra del Fuego a Mexico, un recorrido.
  • : Somos ciudadanos del mundo, compañeros y amantes del viaje.Vamos por las rutas y los ríos latino-americanos, descubriendo al continente. Nous sommes citoyens du monde, compagnons et amants du voyage, nous allons por Amarique Latine, à travers ses fleuve
  • Partager ce blog

Catégories

Asociación Chajulense

B-294.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés