Pérou / Perú

Mercredi 21 novembre 2007

 

         Hemos tomado muchos barcos, recorrido muchos ríos. Sin embargo, no describimos un poco la vida a bordo, como para que ustedes se lo imaginen. Cuando salimos de una gran ciudad, durante los tres primeros días, se viaja como enlatado. Las hamacas se superponen, más arriba, más abajo, al fin que todos entremos. Si uno se hamaca, puede ser que sean cinco o siete los que van a seguir su movimiento. En las horas de más calor, si no está nublado, el interior del barco se vuelve un horno. Uno puede ir afuera, pero claro, nunca mucho tiempo, porque si no desaparecen sus cosas.

         En general hay tres a cuatro baños (para 500 personas), y la ducha es dentro del mismo baño, cuyo tamaño y olor la hacen desagradable. Sin embargo en el último barco que tomamos, había cuatro baños y cuatro duchas separados, lo que fue toda una alegría.

        Se come tres veces al día: a la mañana y a la noche, una colada (agua hervida+canela+avena), y tres panes duros; al mediodía, un arroz con un pedacito de carne (o de grasa, o de hueso) y alguna papa, pasta, o frijol. Cuando la comida está lista, la cocinera pega sobre la pared con un cucharon. Se oye entonces en todo el barco el " pom pom pom po pom" metálico. Todos, que ya estaban listos (se come a hora fija), se levantan y van rajando delante de la cocina. Se forma una cola. Una cola larga, obstinada, silenciosa, algo impaciente y algo resignada. Uno por uno, se pasa adelante de la ventanita con barras negras de hierro de la cocina, y por el hueco se tiende su ticket y su plato; o tapper, o caserola, enfin su recipiente. Ahi le ponen la comida, y se le devuelve el ticket, con una comida más tachada, y el plato.

      Todos llevamos nuestro equipaje en el piso, salvo las bolsas de pan, que están colgadas, para que no se ensucien, y para poder vigilarlas. Todos tenemos esa bolsa de pan, es económica, y un complemento obligatorio.

       Durante el día, la gente se ducha, charla, algunos juegan a cartas, otros con su animalito (gato, perro, pato, perico, gallina... ) . Unas mujeres pintan las uñas de pie por unos pesos, y otras venden sandías. Muchos miran pasar la orilla infinita de selva, silenciosos y atontados. Las madres, padres, hermanos, se ocupan de los bebés, quienes fastidiados no fastidian a todos cada vez más. Siempre alguno tiene una radio, y comparte con todos con la música a todo volúmen. En las horas de calor, muchos se duermen, de esos sueños pesados, acalorados, transpirados, y a la tardecita uno se despierta agotado por esa somnolencia. Seguido huele a comida, a comida rica, que nos da hambre, y que es para la tripulación. A veces huele a pescado, a marrano muerto, a baño sucio, eso según los vientos.

     Cada dos o tres días, hacen un mantenimiento del barco. Pasa entonces un muchacho, barriendo todo el piso, desparramando los vómitos, los meos de animales, las gaseosas caídas, hasta formar una pirámide de mugre, plástico, embases y otros, y, concienzudamente, va tirando todo al río: el barco está limpio.

       Nous avons pris beaucoup de bateaux, parcouru beaucoup de fleuves. Pourtant, nous n'avons pas décrit  la vie à bord, pour que vous puissiez l'imaginer. Lorsque nous sortons d'une grande ville, pendant les trois premiers jours, on voyage comme mis en conserve. Les hamacs se superposent, plus haut, plus bas, pour que nous puissions tous entrer. Si quelqu'un se balance, il est possible qu'ils soient cinq ou sept, ceux qui vont suivre son mouvement. Dans les heures les plus chaudes, si le temps n'est pas nuageux, l'interieur du bateau devient un four. On peut aller dehors, mais bien sûr, jamais trop longtemps, parceque sinon nos equipages disparaissent. 

       En general il y a de trois à quatres toilettes ( pour 500 personnes), et la douche se trouve à l'interieur des toilettes même, dont la dimension et l'odeur la rendent désagréable. Pourtant, dans le dernier bateau que nous avons pris, il y avait quatre toilettes, et quatre douches séparés, ce qui fut toute une joie.

       On mange trois fois par jour: le matin et le soir, colada ( eau bouillie + canelle + avoine) , et trois pains durs; le midi, un riz avec un petit bout de viande ( ou de graisse, ou d'os) , et quelques patates, ou pâtes, ou haricot rouge. Quand le repas est prêt, la cuisinière frappe sur le mur avec une louche. On entend alors dans tout le bateau le " pom pom po pom pom" métallique. Tous, qui étaient déjà prêts ( on mange à heure fixe) , se lèvent et se rendent à toute allure devant la cuisine. Il se forme une queue. Une queue longue, obstinée, silencieuse, avec un quelque chose d'impatience, et un quelque chose de résignation. Un par un, on passe devant la peitite fenêtre avec des barres noires de fer de la cuisine et par l'ouverture, on tend son ticket et son assiette; ou son tapper, ou sa casserole, enfin, son récipient. Là on lui met le manger, et on lui rend son ticket, avec un repas de plus barré, et le plat.

       Tous nous avons notre équipage par terre. Sauf les sacs de pains qui sont pendus, pour qu'ils ne se salissent pas, et pour pouvoir les vigiler. Tous nous avons ce sac de pain, c'est économique, et un complément obligatoire.

       Pendant la journée, les gens se douchent, conversent, certains jouent aux cartes, d'autres avec leur animal ( chat, chien, canard, perruche, poule...). Certaines femmes font les ongles de pieds pour quelques sous, et d'autres vendent de la pastèque. Beaucoup regardent passer la rive infinie de jungle, silencieux et hébétés. Les mères, pères, frères et soeurs, s'occupent des bébés, qui fatigués nous fatiguent chaque fois plus. Il y en a toujours un qui a une radio, et qui partage avec tous, avec la musique à fond. Dans les heures de chaleur, beaucoup s'endorment, de ces sommeil lourds, trasnpirés, et le soir ils se reveillent épuisés par cette somnolence. Souvent ça sent à nourriture, à un bon repas, qui nous donne faim, et qui est pour l'équipage. Parfois ça sent à poisson, à cochon mort, à toilettes sales, cela dépend des vents. 

       Tout les deux ou trois jours, ils font une maintenance du bateau. Passe alors un gars, balayant tout le sol, répandant les vomis, pisses de chiens et chats, les boissons tombées, jusqu'à former une pyramide de crasse, plastiques, emballages et autres, et, consciencieusement, il jette tout au fleuve: le bateau est propre.

 

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Par anna.diego
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Mercredi 21 novembre 2007

Aquella pampa Argentina había quedado atrás hacía muchas primaveras. Sus ojos estaban llenos de selva y de paciencia. Su barba sudada de la calor del amazonas. Seguramente en uno de sus bolsillos se escondía todavía la moneda de 20 centavos con la que empezó el viaje...             Terminó su carrera de ingeniería electrica en Bahía Blanca. Se dirigía hacia Australia en busca de un destino cuando  chocó con el río amazonas. Se caso con lo que él creía ser una brasilera, y que era una ticuna colombiana. Entendió pronto que enseñarles computación a los indigenas no era buena idea. Ahora al paso en su yegua y sin prisa nos cruzó. Estabámos en el kilometro 24 camino a Arara. Ahí mesmo se encontraba su mujer y la finca que velaba. Su nostalgia cayó como agüacero tropical cuando escuchó el acento. No pudo más que recordar los fuertes vientos de Bahía y el gusto amargo del mate. Para él, que tiene el ave fenix tatuado; para Eduardo son estos versos tan especiales del "Martin Fierro":

"Vive el águila en su nido,
el tigre vive en la selva,
el zorro en la cueva agena,
y en su destino incostante, 
sólo el gaucho vive errante
donde la suerte lo lleva. "

Cette pampa Argentine était restée derrière cela faisait beaucoup de printemps. Ses yeux étaient pleins de jungle et de patience. Sa barbe suait la chaleur de l'amazonie. Certainement dans une de ses poches se trouvait la pièce de vingt centimes avec laquelle il avait commencé le voyage... Il fini sa carrière d'ingénierie mécanique à Bahia Blanca. Il se dirigeait vers l'Australie à la recherche d'un destin lorsqu'il choqua contre le fleuve Amazonas. Il se maria avec ce qu'il croyait être une brésilienne, et qui était une Ticuna Colombienne. Il comprit rapidement qu'enseigner computation aux indigènes n'était pas une bonne idée. Maintenaint au pas sur sa jument et sans hâte il nous croisa. Nous étions sur le kilomètre 24, en direction d'Arara. Juste là se trouvait sa femme et la maison qu'il gardait. Sa nostalgie tomba comme averse tropicale lorsqu'il entendit l'accent. Il ne put que se souvenir des forts vents de Bahía Blanca et du goût amer du mate. Pour lui, qui a l'oiseau fenix tatoué; pour Eduardo sont ces vers si speciales du "Martin Fierro" :

"L'aigle vit dans son nid

 

le tigre vit dans la jungle,

 

le renard vit dans grotte d'autrui,

 

et dans son destin inconstant,

                                                                      seul le gaucho vit errant 

là où la chance le mène. "

Par anna.diego
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Vendredi 7 septembre 2007

   Segundo día a bordo del “Gran Diego”. El tiempo invita a charlar, a compartir. Raquel tiene 24 años y viaja con sus dos hijos, Luis de 2 y Dante de 3. El mayor se parece mucho a su padre. Pasa la mayor parte del tiempo arrodillado en un banco con la cabeza fuera de la ventana. Esta curioso de esos paisajes y no habla mucho. La selva en cada orilla es interminable. Que habrá detràs? Dante no lo sabe. Tampoco sabe que salieron de la casa de Iquitos para no volver. “Empezar de nuevo” me dice Raquel. Tabatinga, Brasil, es su destino. Allí la espera su tío. Él es soltero. Los ojos de Raquel se llenan de lagrimas lanzando un brillo especial y mirando sin mirar, intenta entender que hará y como llegó hasta acá. Raquel tiene 5 hermanos que trabajan en Iquitos. Ellos le dieron el dinero y la complicidad del viaje.El pápa de los niños no sabe donde están. Ella se escapo por miedo que él se los quite.  A medida que nos acercamos a la frontera con Brasil los vecinos van cambiando. Ahora me doy cuenta que para muchos la frontera es mucho más que una parada o una escala como la nuestra sino un cambio de vida. Raquel piensa que el que sabe vivir vive en cualquier lado.

 

 

 

  Deuxième jour à bnord du “ Grand Diego” . Le temps invite à parler, à partager. Rachel a 24 ans et elle voyage ave ses deux enfants, Luis, de 2 ans, et Dante, de 3. L’ainé ressemble à son père. Il passe la plus grande partie du temps agenouillé sur un banc, la tête hors de la fenêtre. Il est curieux de ces paisajes et ne parle pas beaucoup. La fêret amazonienne à chaque orila est interminable. Qu’y a t’il derrière? Dante ne le sait pas. Il ne pas non plus qu’ils ont quitté la maison d’Iquitos pour ne plus revenir. “ Recommencer à nouveau” , me dit Raquel. Tabatinga, Bresi, est sa destination. Là bas l’attend son oncle. Il est célibataire. Les yeux de Raquel s’emplissent de larmes, lancant un éclair special et regardant sans regarder, elle essaie de comprendre ce qu’elle fera et comment elle en est arrivé là. Raquel a 5 frères qui travaillent à Iquitos. Eux lui ont donné l’argent et la complicité pour le voyage. Le père des enfants ne sait pas où ils se trouvent. Raquel s’est échapée par crainte que celui –ci ne se les enlève.  Au fur et à mesure que nous approchons du Brasil, les voisins changent. Maintenant je me rends compte que pour beaucoup la frontière est beaucoup plus qu’un arrêt ou une escale, comme ça l’est pour nous, mais un changement de vie. Raquel pense que celui qui sait vivre vit n’importe où.

 

Par anna.diego
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